Mort de Lola, 12 ans : la suspecte placée à l'isolement, une cagnotte lancée pour les parents (2022)

Après la mort de Lola (12ans), retrouvée dans une malle à Paris, l'enquête avance. La principale suspecte, Dhabia B., dort en prison et est sous surveillance pour éviter tentative de suicide et agressions contre elle... Quant aux parents de la jeune fille, ils ont brisé le silence.

[Mise à jour le 19 octobre 2024 à 12H31]C'est une affaire sordide dont vient d s'emparer la police après une découverte macabre dans la capitale : celle d'un corps, enfermé dans une malle. Une jeune fille enlevée, torturée et retrouvée morte. Depuis, la principale suspecte - une femme âgée de 24 ans - a fait des confessions sordides en garde à vue. Et une révélation choquante la concernant a été relevée, créant un nouveau débat dans la classe politique. Les Macron ont réagi et les parents de Lola ont brisé le silence. Une cagnotte a été lancée pour eux.

Dhabia B., principale suspecte : révélation sur cette femme de 24 ans

Elle est désormais la principale suspecte dans cette affaire écœurante. Lundi 17 octobre, BFMTV a révélé que cette femme âgée de seulement 24 ans, de nationalité algérienne, avait obtenu un titre de séjour étudiant, aujourd'hui périmé. Elle était arrivée en France en 2016. En aout 2022, alors qu'elle essayait de prendre l'avion, elle avait étéinterpellée par la police de l'air et des frontières car elle ne disposait pas de titre de séjour valide.Elle était depuissoumise à une obligation de quitter le territoire sous 30jours.

Plus étonnant encore, depuis 2018 elle était connue des services de police et de justicecomme victime de violences conjugales.

Sa situation irrégulière dans notre pays a ravivé le débat dans la classe politique, le Rassemblement National sautant sur cette affaire pour remettre en avant un de ses thèmes favoris ; la lutte contre l'immigration. Débat clivant à un moment où la France est surtout émue de la mort de la petite Lola et que ses proches vivent une épreuve particulièrement difficile.

Qu'à ditDhabia B en garde à vue ? Un récit particulièrement glaçant etinhumain

Comme le rapporte Europe 1, lors de sa garde vue la principale suspecte a multiplié les déclarations glaçantes avant de plus ou moins se rétracter. Elle a affirmé avoir forcé Lola à prendrel'ascenseur jusqu'à l'appartement de sa sœur, chez qui elle loge parfois. Elle a ensuite demandé à l'enfant de prendre une douche puis l'a abusée sexuellement."Je l'ai attrapée par les cheveux, j'ai mis sa tête entre mes jambes, j'ai eu un orgasme", a-t-elle confié. Elle dit lui avoir scotché le visage, ce qui va dans le sens de la cause supposée du décès ; l'asphyxie.

Pas avare en détails glauques,Dhabia B a expliqué avoir ensuite bu un café puis écouté de la musique "avant de larder de coups de ciseaux ou de couteau le corps de la jeune fille, au point où la tête sera quasiment désolidarisée du tronc. Elle ajoute avoir a bu du sang de la victime après l'avoir mis dans une bouteille."

Des déclarations choquantes mais la suspecte s'est toutefois rétractée au fil des auditions. "Elle a raconté un rêve et non la réalité. Ses propos sont alors décousus. La voilà qui affirme s'être défendue face à un mystérieux agresseur au couteau puis s'être battue contre un fantôme", écrivent nos confrères.

Dhabia B face à la photo de Lola : une réaction qui fait froid dans le dos

Lors de son audition, la suspecte a été interrogée sur le motif du crime. Et, comme l'avait déjà rapporté Le Parisien, tout semble indiquer qu'il s'agit ni plus ni moins d'un crime gratuit. "Selon les propos de Dhabia B., une banale altercation serait à l'origine du différend qui l'oppose à la mère de la victime. Cette dernière est gardienne dans la résidence. Elle aurait refusé de lui donner un "pass Vigik" d'accès à l'immeuble de sa sœur, où elle logeait", ajoute Europe 1.

Lors de l'audition, les policiers ont montré des photos du corp de Lola à la suspecte, laquelle n'en avait rien à faire !"Ça ne me fait ni chaud ni froid. Moi aussi je me suis fait violer et j'ai vu mes parents mourir devant moi", a-t-elle déclaré. Sa santé mentale pose évidemment question mais "l'examen de comportement psychologique n'a pas mis en évidence de péril psychique et son état a été jugé compatible avec la mesure de garde à vue."

La suspecte sous haute surveillance

Après avoir été entendue par la police, la suspecte a été conduite dans le quartier des femmes de la maison d'arrêt de Fresnes. "Dès l'aube, elle a été placée à l'isolement et fait déjà l'objet d'une surveillance constante", rapporte Le Parisien."Elle va être examinée par un psychiatre qui va rendre une expertise. En fonction de cela, une décision sera prise", a précisé une source quant à la possibilité qu'elle soit transférée ailleurs, pour recevoir notamment des soins précis si son état de santé mental est mis en cause. Tout est fait pour éviter qu'elle fasse une tentative de suicide ou que des co-détenues, choquées par l'affaire, ne s'en prennent physiquement à elle. Idem pour le personnel de la prison qui a été "trié sur le volet"...

Brigitte Macron réagit à la mort de Lola, Emmanuel Macron reçoit les parents

Alors qu'elle participait ce 17 octobre à la traditionnelle dictée ELA, la première dame a publiquement évoqué l'affaire Lola. "On est aux côtés des élèves, des enseignants et bien sûr des familles. Ça ne devra plus jamais être. C'est abominable (...)En ce qui concerne les enfants nous n'avons que des devoirs. Le premier est de les protéger, et de tous les dangers. Dieu sait qu'ils sont multiples. En ce moment, il faut qu'on ait une vigilance particulière sur les plus jeunes parce qu'ils ont une immense vulnérabilité. Ce drame doit nous le rappeler", a-t-elle déclaré. La femme du président de la République a qualifié de drame "d'intolérable".

Outre l'intervention de Brigitte Macron, le président de la République a lui reçu les parents de Lola à l'Elysée, ce mardi 18 octobre."Il leur a présenté ses condoléances et les a assurés de toute sa solidarité et de son soutien dans l'épreuve qu'ils traversent et qui nous bouleverse tous", a indiqué le Palais.

Ce jeudi 20 octobre, l'Institut pour la Justice a prévu un rassemblement de soutien aux parents de Lola et plusieurs figures d'extrême droite comme Marine Le Pen sont attendues ajouteLe HuffPost.

Une cagnotte lancée pour les parents de Lola

Après avoir été reçus par le président, les parents de Lola - qui ont fui Paris pour trouver temporairement refuge à Fouquereuil, un village dans le Pas-de-Calais - ont brisé le silence sur ce drame.Johan et Delphine ont échangé quelques mots avec le maire du village,Gérard Ogiez. "Ils ne comprennent pas, mais ils sont très courageux (...) pour l'instant, ce que les parents souhaitent le plus, c'est de récupérer leur fille. Pour le reste, les suites de l'enquête, je ne peux pas dire que ça ne les préoccupe pas, mais le principal, c'est de récupérer leur fille", a-t-il fait savoir au micro d'Europe 1."Les parents ont coupé leur téléphone, ils ne regardent pas la télé. Ils ne veulent surtout pas de récupération politique", a-t-il ajouté au Parisien.

Dans le même temps, une cagnotte en ligne a été lancée pour aider les parents de Lola. "Bonjour à tous. C'est avec l'accord des parents que les amis de la famille ont crée cette cagnotte pour aider et accompagné les parents de Lola", peut-on lire sur Leetchi. A date, on compte déjà 3000 participations à la cagnotte dont le montant est caché.

Ce qu'ont révélé les images de vidéo-surveillance

Vendredi 14 octobre, Lola, une collégienne de 12ans, n'était pas rentrée chez elle après avoir quitté le collège Georges Brassens où elle était scolarisée, juste à côté de son domicile, une résidence de la rue Manin dans le XIXe arrondissement de Paris. Les parents s'inquiètent rapidement de ne pas voir rentrer leur fille. La maman signale la disparition inquiétante de sa fille au commissariat du XIXe, tandis que le père, gardien dans l'immeuble où ils habitent, décide de visionner les images prises par les caméras de vidéosurveillance de la résidence.

Sur les images, il découvre que Lola est bien rentrée dans la résidence le vendredi après-midi. Il y aperçoit Lola dans le hall qui semble peu rassurée par la présence d'une autre femme qui l'interpelle. "La dame lui fait un geste comme si elle lui disait de venir. Lola n'avait pas l'air rassurée du tout", témoigne une voisine qui a vu les images au Parisien. L'immeuble est alors passé au peigne fin et la famille de Lola lance un appel à témoins sur les réseaux sociaux pour retrouver Lola et cette inconnue. Plusieurs riverains reconnaissent la femme et l'auraient vue tirer une malle très lourde dans le quartier.

Détails sordides et mystérieux, la cause de la mort dévoilée

La terrible découverte ne sera faite que plus tard dans la soirée. A 23h, un SDF âgé de 42ans signale à la police la découverte d'une boîte opaque renfermant le corps de la collégienne, en bas de son immeuble. La corps sans vie de Lola était dissimulé par des tissus, deux valises cabine étaient posées à côté de la boîte. Recroquevillée, pieds et poings liés, son corps qui portait une profonde blessure à la gorge était marqué d'inscriptions ; deux chiffres, un 1et un 0.

Selon l'autopsie, réalisée samedi 15 octobre, la mort est due à une asphyxie.

Plusieurs arrestations, la suspecte incarcérée

Les enquêteurs de la brigade criminelle se sont rapidement intéressés à la jeune femme, filmée en compagnie de la fillette par les caméras de vidéosurveillance alors qu'elles pénétraient dans l'immeuble quelques heures avant la macabre découverte. Une suspecte remarquée a plusieurs reprises au cours de la journée par des riverains alertés par son comportement agité. "Elle avait l'air un peu dérangée", confiait même un voisin à LCI. Elle aurait par ailleurs, selon les témoignages, multiplié les allers-retours entre l'immeuble et la rue.

La suspecte aurait proposé de l'argent à des passants contre de l'aide pour transporter sa malle, précisant que cet argent provenait d'un trafic d'organes... Rapidement identifiée par les enquêteurs avant d'être interpellée samedi matin dans un appartement de Bois-Colombes il s'agit de Dahbia B., 24ans et née en Algérie. Elle a depuis été mise en examen et elle a été incarcérée à Fresnes.

Quatre personnes au total ont été placées en garde à vue dimanche soir après la mort de la collégienne ajoute Le Parisien.

Une information judiciaire ouverte

Une information judiciaire est ouverte pour les chefs de "meurtre sur mineure de moins de 15ans en lien avec un viol commis avec actes de torture et de barbarie", "viol sur mineur de 15ans avec actes de torture et de barbarie", et "recel de cadavre", a appris BFMTV auprès du parquet de Paris.

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Author: Jeremiah Abshire

Last Updated: 10/04/2022

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